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Copilot se réinvente : Home, Code et Autopilot, l'agent qui bosse sans vous

Microsoft transforme Copilot en poste de travail complet, où l'on discute, délègue, code et laisse tourner un agent autonome, avec une facture qui se met à varier.

Copilot se réinvente : Home, Code et Autopilot, l'agent qui bosse sans vous
Source : Jared Spataro · The Official Microsoft Blog · 25 septembre 2026Voir l'original ↗

En bref

Microsoft refond l'app Copilot autour de trois briques : Home, qui fusionne Chat, Cowork et Office, Code, qui permet à tout salarié de créer ses propres apps, et Autopilot, un agent persistant qui travaille en tâche de fond. Derrière l'annonce produit se joue un changement de modèle économique : l'IA agentique bascule sur une facturation à l'usage, accompagnée d'outils FinOps pour en contenir le coût.

🍺 Version comptoir

Microsoft a regardé ton lundi matin et s'est dit que le problème, c'était que tu étais encore là. Du coup, Copilot écrit tes documents, code tes petites apps et, avec Autopilot, relance tes collègues pendant que tu dors, avec un nom, un rôle et même son propre ordinateur, ce qui est plus que ce qu'a eu le dernier stagiaire. Le détail qui compte est rangé en bas de page : tout ce qui travaille vraiment passe au compteur, comme un taxi qui roulerait pendant que tu es au lit. L'IA au bureau cesse d'être un abonnement pour devenir une ligne de dépense à surveiller.

À retenir

  1. 1

    L'app Copilot s'organise désormais autour de trois capacités : Home (Chat + Cowork + Office), Code (création d'apps en langage naturel) et Autopilot (agent persistant et proactif).

  2. 2

    Cowork prend en charge des tâches déléguées de bout en bout, comme une réponse à un appel d'offres, un kit de lancement ou un dossier de clôture financière. À terme, Copilot choisira lui-même entre Chat, Cowork et Code.

  3. 3

    Code repose sur la même technologie que GitHub Copilot. Il s'exécute en sandbox et peut être hébergé dans le tenant de l'entreprise via le nouveau Copilot Managed Runtime.

  4. 4

    Autopilot, anciennement Scout, dispose de sa propre identité, de sa mémoire, d'un ordinateur et d'un espace de travail. Il se mentionne avec @ dans Teams ou Outlook comme un collègue.

  5. 5

    Fabric IQ injecte dans Copilot le contexte des plus de 20 millions de modèles sémantiques Power BI. Dynamics 365 et Power Platform arrivent en public preview.

  6. 6

    La facturation se scinde en deux : une licence par utilisateur (USL) à coût fixe pour l'IA du quotidien, et une facturation à l'usage (UBB) pour Cowork, Code, Autopilot et les modèles frontière Astra et Fable.

  7. 7

    De nouveaux outils FinOps for AI dans Agent 365 permettent de fixer des politiques de dépense, de restreindre les familles de modèles par groupe d'utilisateurs et d'afficher aux salariés leur consommation de crédits.

Home : un point d'entrée unique, Office intégré

Home devient la page d'accueil de Copilot. Elle réunit Chat, pour les questions rapides et les brouillons, et Cowork, pour le travail délégué qui tourne de bout en bout jusqu'à un livrable complet. On y retrouve l'activité récente et des suggestions, et l'on reprend le travail là où on l'avait laissé.

Microsoft promet qu'il ne sera bientôt plus nécessaire de choisir un mode. Il suffira d'énoncer l'objectif, et Copilot aiguillera la demande vers Chat, Cowork ou Code.

Avec Office in Copilot, Word, Excel et PowerPoint sont intégrés à l'expérience. Copilot crée ou modifie de vrais fichiers éditables, partagés en direct avec l'équipe et synchronisés avec les apps Office. PowerPoint applique automatiquement la charte graphique, Excel montre ce qui a changé et pourquoi, et des Skills métier (finance dans Excel, juridique dans Word) standardisent les bonnes pratiques.

Code : l'app devient une unité de travail comme une autre

La thèse de Microsoft est explicite. Après le document, le tableur et la présentation, la petite application sur mesure devient la quatrième unité du travail de bureau. Savoir en construire serait bientôt aussi banal que rédiger un mémo.

On décrit en langage naturel une app, un tracker, un dashboard ou une automatisation, et Copilot choisit l'approche : widget de bureau persistant, tableau de bord interactif ou application interne hébergée dans le cloud.

Code s'appuie sur la technologie de GitHub Copilot, tourne en sandbox et s'ancre dans le contexte de l'entreprise via Microsoft IQ. Les développeurs gardent GitHub Copilot. Le déploiement démarre dans le programme Frontier, avant une preview pour les abonnés Microsoft 365 Premium et Pro plus tard dans l'année.

Pour héberger ces créations, Microsoft lance Copilot Managed Runtime, une infrastructure qui exécute le code dans l'environnement Microsoft 365 de l'entreprise, sous gouvernance IT. Elle est en preview et ouverte aux développeurs tiers.

Autopilot : un collègue numérique qui ne se déconnecte pas

Autopilot, ex-Scout, est un agent auquel on donne un nom, un rôle et un objectif. Il surveille des canaux, relance des fils de discussion, exécute des tâches récurrentes et reprend un projet plusieurs jours plus tard, sans attendre de prompt.

Microsoft cite l'exemple d'une revue fournisseurs complète : Autopilot bâtit le planning, prépare les réunions, assure le suivi et sollicite lui-même les parties prenantes. Hébergé dans le cloud, il continue de travailler quand l'utilisateur dort.

L'agent vit dans le tenant avec sa propre identité, sa mémoire, son ordinateur et son espace de travail, soumis aux permissions, à l'audit et à la gouvernance. Il entre en private preview à la fin du mois.

Plus de contexte métier, un catalogue de plugins

Copilot repose sur Microsoft IQ, présentée comme la plateforme d'intelligence unifiée qui relie données et processus de l'entreprise. Fabric IQ y ajoute le contexte des plus de 20 millions de modèles sémantiques Power BI. Cette intégration est disponible dès aujourd'hui dans Chat et Cowork.

Les données de Dynamics 365 et de Power Platform arrivent en public preview. Un commercial pourra ainsi intégrer historique de deals et tickets de support directement dans une proposition.

Un nouveau registre de plugins centralise les plugins Microsoft, partenaires et maison dans un catalogue unique. L'IT approuve et gère de façon centralisée, les éditeurs publient une seule fois pour toutes les surfaces Copilot.

La facture change de nature

C'est sans doute l'annonce la plus structurante. La licence par utilisateur (USL) couvre l'IA du quotidien à coût fixe : Chat, Copilot dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams. Elle s'articule autour d'Auto, un routeur qui arbitre entre précision, vitesse et coût à chaque requête.

Tout le travail agentique bascule sur la facturation à l'usage (UBB) : Cowork, Code, Autopilot et les modèles frontière nommés Astra et Fable. Microsoft justifie ce choix par la liberté de sélectionner le modèle et d'aligner le coût sur la valeur.

Pour accompagner cette bascule, les outils FinOps for AI d'Agent 365 s'étendent à Code et au Managed Runtime, et à Copilot Studio en octobre. Au menu : politiques de dépense via API, circuits d'approbation des demandes de crédits, restriction des familles de modèles par groupe (ce qui limite aussi les choix d'Auto) et affichage de la consommation pour chaque utilisateur.

Et ensuite : Today et @Copilot dans Teams

Today, attendu dans Home, sera un centre de commande proactif couvrant mails, agenda, Teams, réunions et tâches. Il ne se contentera pas de signaler : brouillons rédigés, changements de planning proposés, relances prêtes à partir. Private preview en octobre, puis arrivée dans Outlook et Teams.

Dans Teams, @Copilot partagera le contexte et les permissions du canal ou de la réunion avec toute l'équipe. Il pourra aussi préparer une revue transverse avec dépendances, responsables et questions ouvertes. Private preview d'ici la fin du mois, avant de nouvelles annonces à Ignite, du 17 au 20 novembre à San Francisco.

“Autopilot is a persistent, proactive and personal agent that keeps working even when you're not.”
“Learning to build them is becoming as basic a skill as writing a memo or modeling a budget.”
“Agentic work requires a different type of spend.”

Pourquoi ça compte

Microsoft ne se contente plus d'ajouter un assistant dans Office. Il repositionne Copilot comme la couche principale du poste de travail, au-dessus des applications, et y installe des agents dotés d'une identité, d'une mémoire et d'un ordinateur. C'est une réponse directe à la concurrence des agents autonomes et des outils de « vibe coding », avec un avantage que peu de rivaux possèdent : l'ancrage dans le tenant, les données et la gouvernance déjà en place chez les entreprises clientes. Mais le vrai sujet est économique. En réservant le travail agentique à une facturation à l'usage, Microsoft admet que les agents coûtent cher à faire tourner et transfère ce risque au client. D'où l'arsenal FinOps livré en même temps, un aveu implicite que la facture pourra déraper. Plusieurs questions restent ouvertes : la fiabilité réelle d'un agent qui relance des parties prenantes sans supervision, la prolifération d'apps internes créées par des non-développeurs, et le fait que presque tout reste en preview ou réservé au programme Frontier. Le discours est ambitieux, les preuves viendront avec les déploiements.

#microsoft#copilot#agents#entreprise#pricing#no-code
Source originale
Introducing the new Copilot with Home, Code and Autopilot
Jared Spataro
Source primaireAnnonce officielle publiée par Microsoft sur son propre blog, signée par un dirigeant de l'entreprise, à propos de ses propres produits.
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